Blog personnel de Nicolas Esposito

BlogNico.com 

iPhone 3GS ou Canon EOS 5D Mark II ? Rassemblement de traces ou recherche esthétique ?

Je me baladais dans la forêt autour de chez moi... Et là, stupeur : je n'avais pas pris mon appareil photo ! D'où le dilemme suivant : faire demi-tour pour aller le chercher ou continuer avec mon iPhone 3GS ? Argument pour la première possibilité : la nuit tombait. Argument pour la seconde possibilité : l'iPhone 3GS m'avait déjà surpris en basse lumière (un exemple et puis un autre). Finalement, j'ai poursuivi mon chemin. J'étais à Pierrefonds. J'ai fait le tour du château.

Je mets ici quatre des dix photos que j'ai prises (sans retouches). Bien sûr, je n'ai eu accès à aucun réglage et j'ai dû me contenter d'une focale fixe. Évidemment, la qualité des images n'a rien à voir avec celles que produit mon Canon EOS 5D Mark II (surtout dans ces conditions de faible luminosité où une grande sensibilité et une grande dynamique sont des atouts de taille). Mais, je n'avais pas le poids du reflex et l'iPhone 3GS a pleinement rempli son rôle de bloc-notes photo.

J'étais moins dans la recherche esthétique, plus dans le rassemblement de traces. Donc, c'était différent, intéressant. Toutefois, je garderai l'expérience en mémoire notamment pour ne pas oublier mon appareil photo la prochaine fois !

       
Click here to download:
iPhone_3GS_ou_Canon_EOS_5D_Mar.zip (4806 KB)

Loading mentions Retweet
Filed under  //   esthétique   matériel   photo   téléphonie   usages  

Comments [0]

Pinball Fantasies sur iPhone, PSP ou PS3 ?

Pinball Fantasies est un jeu vidéo de flipper auquel j'ai beaucoup joué dans les années 90. Quand il est sorti sur iPhone cet été, je me suis inévitablement replongé dedans. En particulier pour la première table : Party Land, que je connaissais encore par cœur. J'y ai finalement beaucoup rejoué, motivé par la qualité de cette nouvelle version (avec son mode vertical) et par l'obtention des Happy Hour et Mega Laugh... Néanmoins, l'utilisation de l'écran tactile pour commander un flipper virtuel ne m'a pas vraiment convaincu (même après plusieurs heures de pratique).

Aujourd'hui, j'ai joué à Pinball Fantasies sur PSP et PS3. Une nouvelle version est sortie il y a quelques semaines pour PSP et elle est maintenant jouable sur PS3 via un procédé d'émulation. Sur PSP, on retrouve le mode vertical. Comme l'écran n'est pas assez large, il y a un léger défilement horizontal mais ça n'est pas véritablement gênant. Par contre, un point pose problème : la rémanence de l'écran. Je dispose du tout premier modèle de PSP sorti en France et les zones sombres laissent des traces qui rendent le jeu difficilement lisible. Dommage, car le contrôle avec les boutons de la PSP m'ont tout de suite donné plus de précision.

Je me suis donc tourné vers la version PS3 ! Mon téléviseur n'a aucun souci de rémanence et la manette de la PS3 possède des boutons particulièrement pratiques pour commander un flipper virtuel, mais... Évidemment, les pixels sont énormes (la qualité d'émulation au niveau affichage n'est d'ailleurs vraiment pas propre) et il faut dire au revoir au mode vertical (à moins de s'amuser à faire tourner le téléviseur). Alors voilà, je me demande ce que donnerait une version Nintendo DS, avec un affichage vertical (grâce aux deux écrans) et des boutons physiques... Et pourquoi pas une version entièrement physique : un flipper virtuel qui deviendrait réel !

En attendant, je vais rester sur la version iPhone car elle a notamment l'avantage d'être toujours à portée de main. Mais le tour de ces trois versions me met une nouvelle fois face à trois sujets liés aux portages actuels de jeux vidéo :
  • Dans quelle mesure un écran tactile peut remplacer complètement des boutons physiques ? Mr. Driller sur iPhone est un autre exemple intéressant à étudier sur ce plan.
  • Comment gérer une zone graphique de taille différente (et un affichage moins rapide) ? Si elle est trop petite, ajouter un défilement ou adapter les graphismes ?
  • Quel est le degré de fidélité de l'émulation si elle est mise en œuvre ? Notamment en ce concerne l'esthétique du rendu visuel.
Le portage de jeux vidéo et l'émulation sont effectivement d'une grande complexité. On pourrait continuer à étendre la liste assez longuement, par exemple avec les jeux en ligne. Autre exemple : comment retranscrire la profondeur d'un gameplay ? Ce qu'aucun portage de Shinobi n'a réussi, contrairement à l'émulation... Oui, il fallait bien que je place Shinobi avant la fin ;-)

Loading mentions Retweet
Filed under  //   émulation   jeux vidéo  

Comments [0]

Canon EOS 5D Mark II : récapitulatif

Étant donné que j'ai éparpillé quelques écrits sur le Canon EOS 5D Mark II à différents endroits, voici un petit récapitulatif :
Et avec Benoît Marchal dans le podcast Déclencheur :
Voici aussi quelques secondes de vidéo qui illustrent l'un des atouts majeurs d'un grand capteur : la faible profondeur de champ.

Loading mentions Retweet
Filed under  //   matériel   photo   usages   vidéo  

Comments [11]

L'iPhone 3G S : l'aboutissement après deux révolutions

Je n'ai pas acheté le premier iPhone, tout simplement parce qu'au moment de sa sortie, j'avais un téléphone correspondant davantage à mes usages (en l'occurrence un Nokia E61i). Alors, j'ai emprunté ceux de quelques amis pour prendre part à la révolution que l'iPhone représentait en termes d'interface homme/machine...

Quand l'iPhone 3G est arrivé, j'ai commencé par attendre pour pas mal de raisons, notamment : il n'y avait toujours pas de fonction d'enregistrement vidéo sur ce modèle, les téléphones Android s'annonçaient prometteurs et par ailleurs, mon Nokia tenait toujours la route. Mais, le premier téléphone Android n'enregistrait pas de vidéo et le nombre d'applications pour iPhone augmentait de manière fulgurante. Alors, j'ai arrêté d'attendre et je suis passé du Nokia E61i à l'iPhone 3G. Pour résoudre le problème de la vidéo, je me suis tourné vers un appareil complémentaire, un Sony Cyber-shot DSC-T500. Je passe sur les histoires de jailbreak...

Finalement, l'enregistrement vidéo est apparu de manière officielle sur l'iPhone avec le modèle 3G S. S pour speed, ce modèle est effectivement bien plus rapide, mais outre la vidéo, il propose beaucoup de nouveautés qui en font pour moi un aboutissement, c'est-à-dire l'iPhone que j'attendais (pour reprendre un slogan lié au modèle précédent) et j'ai donc rapidement demandé ce nouveau téléphone à mon opérateur.

Première révolution : l'interface tactile de l'iPhone

Les écrans tactiles sont déjà assez anciens à l'échelle de l'histoire de l'informatique. Citons d'une part les écrans plutôt larges et souvent fixes : bornes multimédia et guichets électroniques. Mentionnons d'autre part les écrans plus petits et souvent mobiles : ordinateurs de poche, assistants personnels électroniques (PDA), téléphones, etc. D'un côté, nous avons sur une large surface une application (par exemple pour payer du carburant) avec de gros boutons permettant une utilisation au doigt. Et de l'autre, nous avons sur une petite surface un système et de multiples applications avec des éléments graphiques nécessitant généralement l'utilisation d'un stylet.

L'iPhone se place dans la deuxième catégorie : un petit écran mobile avec de nombreuses applications. Mais Apple ne fournit pas de stylet. Et Apple a donc dû repenser entièrement les interactions homme/machine. L'interface graphique de l'iPhone s'utilise entièrement avec l'imprécision du doigt. Je trouve ce travail exceptionnel. On ne le remarque pas forcément face à l'attrait des interactions multipoint.

Deuxième révolution : l'App Store à l'heure de l'iPhone 3G

Au départ, l'iPhone était vendu avec quelques applications et Apple encourageait les développeurs à réaliser des applications Web adaptées pour ce téléphone. Mais la demande d'un kit de développement (SDK) pour programmer des applications natives était forte. Un jour, ce SDK a enfin été disponible. Avec en plus un modèle de distribution qui a bouleversé à nouveau le monde de la téléphonie : l'App Store, un magasin d'applications (gratuites et payantes) intégré au logiciel iTunes (sur Mac et PC, ce qui garantit un nombre important de clients potentiels).

Le déluge d'applications n'a pas tardé. Il y en a eu pour tous les goûts. Un exemple de type d'application très populaire : les clients pour le service de microblogging Twitter. Donc, même si le nouvel iPhone de cette époque-là (l'iPhone 3G) ne comblait pas tous les retards (il était 3G et avait une puce GPS, mais il manquait par exemple l'enregistrement vidéo et les MMS), il devenait très largement extensible et, comme le disait Apple, on trouvait (presque) une application pour chaque besoin. C'est aussi le moment où l'iPhone est devenu une nouvelle console de jeu portable avec des jeux originaux d'une qualité rare comme Rolando ou des jeux en 3D assez étonnants au niveau de leur réalisation comme Ferrari GT Evolution.

L'aboutissement avec l'iPhone 3G S

Il y a quelques semaines, l'iPhone 3G S est sorti... Ce modèle représente à mon avis un véritable aboutissement : une interface tactile exemplaire, un modèle efficace de distribution des applications et une richesse technologique et fonctionnelle affirmée. Ainsi, l'iPhone 3G S est l'instrument de travail et de loisir que j'attendais depuis... Aller, disons une bonne vingtaine d'années ! C'est aussi une nouvelle illustration convaincante de convergence numérique, même si le côté logiciel de cette question mériterait encore d'importantes explorations.

L'iPhone 3G S, c'est en apparence un iPhone 3G. Mais les améliorations sont nombreuses. Il y a en particulier : une autonomie en progrès, une vitesse grandement accrue (grâce à un microprocesseur plus rapide et deux fois plus de mémoire), l'enregistrement vidéo (enfin !), une boussole intégrée, un écran peu sensible aux traces de doigts, un meilleur haut-parleur (moins de saturation), un contrôle du volume sur le micro des écouteurs, un contrôle vocal de certaines fonctionnalités. Il y a aussi les nouveautés de la version 3 du système : le copier/coller (enfin !), les MMS, la fonction modem, la recherche dans les données du téléphone, etc. Et même : un système de notification permettant de contourner en partie l'impossibilité de faire tourner une application tierce en tâche de fond (en partie puisque cela ne permet par exemple pas d'écouter la radio en utilisant une autre application).

Évidemment, il manque toujours certaines fonctions que l'on trouve ailleurs comme la visioconférence, mais je ne l'utilisais pas avec mon Nokia E61i et j'aurais d'autres requêtes : permettre à une application de tourner en tâche de fond (ça me plairait en particulier pour écouter la radio), avoir une fonction de recherche dans le texte, revenir à un rendu des couleurs plus neutre et retrouver le niveau de réception de l'iPhone 3G. Alors voilà, à part quelques détails, j'ai dans la poche un outil qui me convient particulièrement bien. Par contre, je n'ai toujours d'opérateur dont je serais vraiment satisfait...

Un nouveau coup de maître d'Apple

Terminons, là encore en trois temps, par ce qui fait de l'iPhone un nouveau coup de maître d'Apple (après l'Apple II, le Mac, l'iPod, etc.) :
  1. Un modèle d'interface tactile qui a redynamisé le marché de la téléphonie (nombreux sont les constructeurs qui ont proposé des interfaces tactiles sans stylet suite à la sortie de l'iPhone, même RIM avec le BlackBerry Storm).
  2. Un modèle de distribution efficace des applications (tellement efficace que l'on voit mal aujourd'hui comment les concurrents pourraient rapidement revenir à la hauteur d'Apple, notamment en nombre d'applications disponibles).
  3. Un téléphone maintenant abouti (on peut considérer que les téléphones aux fiches techniques bien plus fournies s'adressent plutôt à des niches, par exemple à ceux qui veulent tourner des vidéos en haute définition).

En illustration deux vidéos prises avec mon iPhone 3G S.

Loading mentions Retweet
Filed under  //   matériel   systèmes d'exploitation   téléphonie   usages   vidéo  

Comments [0]

Mon/mes choix parmi les clients Twitter pour iPhone et Mac OS X

Le nombre de clients Twitter pour iPhone est assez impressionnant : des dizaines. Voici un petit résumé de mes passages d'un client Twitter à un autre, sur iPhone et sur mon ordinateur. Ce petit résumé sera suivi d'un point sur les fonctions importantes pour moi, pour la consultation d'une part, et pour la rédaction d'autre part.

Comme j'utilisais Twitterrific sur mon ordinateur, j'ai commencé par Twitterrific aussi sur iPhone. C'était assez agréable : très simple et élégant. À ce moment-là, j'avais essayé d'autres clients Twitter, par exemple TwitterFon, mais sans être vraiment convaincu. Jusqu'au jour où je suis passé à Tweetie, une application dotée de nombreuses fonctions et d'une interface vraiment efficace. Du coup, je suis aussi passé à Tweetie sur mon ordinateur, notamment pour bénéficier du suivi des conversations. C'est alors que Twitterrific a été mis à jour sur iPhone : une interface toujours simple et élégante, mais avec cette fois-ci beaucoup plus de fonctions, par exemple l'intégration du service Instapaper pour remettre la lecture de certaines pages à plus tard. La version pour ordinateur n'a par contre pas évolué en parallèle. J'aurais pu m'orienter vers des clients multicolonne comme TweetDeck ou Seesmic Desktop, mais ils ne correspondaient pas à mes usages : je n'utilisais pas vraiment leurs principaux atouts et je n'y trouvais pas des fonctions importantes pour moi. Alors je suis resté sur Tweetie, et j'y suis encore, sur mon ordinateur. Sur iPhone, j'ai continué à tester pas mal de clients Twitter comme Nambu et Reportage. Je suis même revenu vers TwitterFon qui s'était largement enrichi en fonctionnalités entre temps. Et puis l'iPhone 3G S est arrivé et Twitterlator (voir illustration) a proposé des fonctions d'enregistrement de sons et de vidéos, ce que j'ai rapidement voulu essayer. J'ai pu constater que Twitterlator proposait par ailleurs une grande richesse fonctionnelle, derrière une interface pas forcément très plaisante. Alors voilà, je me retrouve avec quatre clients Twitter sur mon iPhone : Twitterrific, Tweetie, TwitterFon Pro et Twitterlator...

Voici les fonctions que j'apprécie particulièrement dans ces applications, tout d'abord pour la consultation :
  • proposer une interface simple et élégante (Twittelator est en retrait sur ce point) ;
  • proposer un cache des tweets pour ne pas avoir les télécharger tous au lancement de l'application (Tweetie ne le fait pas) ;
  • mettre en évidence les différences entre les tweets : où l'on est cité, dont on est l'auteur, ou autres (très clair avec Tweetie) ;
  • afficher une vignette quand le tweet contient un lien vers une image (comme Twittelator) ;
  • afficher la conversation liée à un tweet (les quatre clients Twitter dont je parle le font) ;
  • marquer certains tweets pour revenir dessus facilement plus tard (très simple avec Twitterrific) ;
  • permettre l'ajout d'un lien à Instapaper avant même d'accéder au site (comme Twittelator).
Et maintenant pour la rédaction :
  • lancer la rédaction d'un tweet depuis Safari en reprenant l'URL (les quatre le font) ;
  • réduire les URL via bit.ly de manière authentifiée (comme TwitterFon Pro) ;
  • permettre la réduction des URL lors de la saisie (comme Twitterific et Twittelator) ;
  • permettre le partage de photos via TwitPic en mettant le texte du tweet comme description de l'image (ce que fait Twittelator) ;
  • permettre le partage de sons et de vidéos (comme Twittelator, à qui il manque juste la possibilité de partager un son déjà enregistré).
Pour finir, deux des fonctions qui me manquent... 1. À l'arrivée de nouveaux tweets, une notification qui utiliserait le mode push de l'iPhone. 2. Une synchronisation en continu concernant l'état des tweets (lus ou non lus, marqués ou non) entre le client Twitter sur l'iPhone et celui sur l'ordinateur.

Au fait, mon compte Twitter est ici. Et actuellement, je l'alimente principalement avec Twittelator sur iPhone et Tweetie sous Mac OS X.

Mise à jour (novembre 2009) : TwitterFon Pro est devenu Echofon Pro. Ce client Twitter est aussi disponible sur Mac et propose la synchronisation des éléments non lus. Comme cette application dispose par ailleurs de presque toutes les fonctions dont j'ai besoin, je l'ai adoptée, donc à la fois sur iPhone et sous Mac OS X. Pour les notifications sur iPhone, j'ai testé plusieurs services. J'utilise actuellement Boxcar.

Loading mentions Retweet
Filed under  //   applications   usages   web  

Comments [3]

Lhasa de Sela, et ce que j'aime le plus en musique

J'ai appris aujourd'hui que le concert de Lhasa de Sela prévu le 19 octobre à l'Olympia était annulé. C'est une bien triste nouvelle... Vais-je pouvoir assister à un autre concert ?... J'ai beaucoup écouté ses deux premiers albums, avec un faible pour la chanson La Celestina (issue de La Llorona, sorti en 1998). Et en ce moment, je me régale avec le troisième album, intitulé simplement Lhasa. Cet album contient une chanson que je me passe régulièrement en boucle : Love Came Here. Il se trouve qu'elle représente de mon point de vue un certain accomplissement musical. En effet, cette chanson regroupe à elle seule l'essentiel de ce que j'aime le plus en musique.


Ce que j'aime le plus en musique... C'est la question que je me suis posée en allant retrouver Pierre Journel il y a quelques semaines. Il lançait un nouveau podcast : La Chaîne Guitare. Et il m'avait proposé en quelque sorte de lui servir de cobaye en répondant à ses questions axées sur la passion pour la guitare (voir l'interview). Finalement, je n'ai pas utilisé les notes que j'avais prises dans le train sur ce que j'aime le plus en musique, mais les voici : liberté, sensualité, mélange, personnalité, énergie et onirisme.

La liberté : comme l'air insufflé par l'esprit du jazz, comme l'anticonformisme du rock, comme l'énergie du blues. Dans Love Came Here, on la retrouve partout. Mais je pense surtout au solo de guitare, tout juste sorti de nulle part. Ce guitariste est d'ailleurs en totale liberté sur tout le morceau, jusqu'à la dernière note, presque fantomatique. Notons au passage que cette chanson ne dispose pas de refrain, une liberté de plus.

La sensualité : celle dégagée par les petites formations dont l'émotion de chaque membre est perceptible, celle de la couleur sonore d'un instrument acoustique, celle d'un album à la réalisation organique (le premier d'Adrienne Pauly par exemple), celle des morceaux d'Antonio Carlos Jobim. Love Came Here, c'est (presque) tout ça. Il y a cette contrebasse, envoûtante... Il y a la voix de Lhasa de Sela : profonde, libre, émouvante. Et puis il a le texte, l'éternité d'un amour.

Le mélange... Tiens, comme les multiples expériences musicales de DJ Zebra ! Love Came Here ne connaît pas de frontières. Lhasa de Sela et ses musiciens intègrent ce que le monde a à leur offrir. Love Came Here nous transmet cette richesse.

La personnalité : art, création... Ou plus prosaïquement : originalité, innovation... Love Came Here est pour moi une création artistique d'une grande ampleur, ne serait-ce que par cet aspect : un point de vue personnel sous une forme que je n'avais jamais entendue.

L'énergie : celle d'une guitare qui claque, comme celle d'Angus Young sur Back in Black, comme le premier album de Rage Against The Machine. Oui, Love Came Here propose aussi des accords plaqués à la guitare qui sont d'une grande puissance, sur les coups de caisse claire de la batterie. Justement, la batterie, elle relance le morceau à l'occasion du troisième couplet. On ne peut qu'être emporté.

L'onirisme : comme celui du film Dead Man (de Jim Jarmusch, avec Johnny Depp), comme celui du phrasé de David Gilmour à la guitare sur les nombreux albums de Pink Floyd, comme celui du texte de La nuit je mens chanté par Alain Bashung. Par sa simplicité et sa précision, la réalisation sonore de Love Came Here nous offre un espace particulièrement large, tout comme le jeu à la guitare solo que j'évoquais plus haut. C'est tout un monde que Lhasa de Sela nous propose d'explorer.

Pour le dire de manière plus succincte : la chanson Love Came Here constitue un lieu esthétique où je me sens extrêmement bien.

Loading mentions Retweet
Filed under  //   esthétique   musique  

Comments [2]

Premiers retours sur le nouveau mode vidéo avec exposition manuelle du Canon EOS 5D Mark II

Je viens de mettre à jour mon appareil photo principal, donc un Canon EOS 5D Mark II dont j'ai déjà parlé à quelques reprises (premiers tests, nouveaux usages, configuration vidéochoixannonce). La nouveauté de cette nouvelle version (1.1.0) concerne le mode vidéo et représente un nouveau bon en avant pour cet appareil hors norme.


En effet, on peut désormais régler l'exposition manuellement. Auparavant, seulement deux fonctions liées à l'exposition étaient accessibles en mode vidéo : la correction et la mémorisation. C'était très frustrant, en particulier de ne pas pouvoir choisir l'ouverture, par exemple pour profiter au maximum des très faibles profondeurs de champ offertes par le capteur de grande taille.

Depuis aujourd'hui (après avoir fait la mise à jour), il suffit de passer en mode M, et là : la vitesse, l'ouverture et la sensibilité deviennent modifiables manuellement (même pendant l'enregistrement). La vitesse : de 1/30 de seconde à 1/4 000. L'ouverture : selon l'objectif, par palier de 1/3. Et la sensibilité : elle n'est plus limitée à 3 200 ISO, on a la possibilité de monter à 12 800 ISO !

Déjà, là, on se dit que les perspectives sont immenses : contrôle manuel de l'exposition, sensibilité très élevée... Et puis on peut se dire qu'un mode semi-automatique serait tout de même pratique dans certains cas. Donc, un mode priorité à l'ouverture ou un mode priorité à la vitesse comme il y en a sur les camescopes professionnels de la marque.

Alors c'est la grosse découverte de cette mise à jour : elle offre la possibilité, tout en spécifiant manuellement la vitesse et l'ouverture, de demander une sensibilité automatique ! Voilà, donc c'est gagné : ce nouveau mode vidéo va permettre des tournages encore plus fous. Au passage, le dernier que j'ai mis en ligne (quatre caméras dont un 5D Mark II) est ici.

Peut-être pour la prochaine version : correction et verrouillage de l'exposition avec la sensibilité automatique... ?

Loading mentions Retweet

Comments [2]

Presse informatique, jeux vidéo et Shinobi

Depuis environ le milieu des années 80, j'achète pas mal de magazines dans les domaines de l'informatique et des jeux vidéo (les autres domaines sont venus un peu plus tard). À cette époque-là, il y avait par exemple Soft & Micro, Hebdogiciel et une référence incontournable : Tilt. Plus tard, il y a eu par exemple Décision Micro & Réseaux que j'ai beaucoup lu, et Tilt s'est malheureusement arrêté. Mais grâce à Alain Huyghues Lacour (donc AHL), l'esprit consoles de Tilt s'est retrouvé dans Consoles +. Et il se trouve que, par bonheur, Consoles + existe toujours. AHL n'en est plus rédacteur en chef, mais je suis toujours abonné et je lis donc ce magazine tous les mois.


Dans le numéro de mars, je suis tombé sur un test rapide de Sega Megadrive Ultimate Collection sur PS3. J'avais déjà consulté la liste des jeux présents dans cette compilation et, ayant tous les jeux en version d'origine et dans d'autres compilations, je n'y avais pas trouvé d'intérêt réel pour moi. Sauf que... Parmi les illustrations de ce test, il y avait une copie d'écran de Shinobi avec cette légende : « Finissez le premier niveau de Shinobi III en un crédit, pour débloquer Shinobi Arcade. »

Shinobi est au départ un jeu de plate-forme de Sega sorti en arcade en 1987 sur l'excellente plate-forme System 16. Le jeu n'est pas basé sur une idée particulièrement originale et il ne révolutionne pas forcément le genre, mais il fait partie de mes jeux préférés aux côtés de Tetris, Bubble Bobble, Puzzle Bobble, Final Match Tennis, les Mario, etc. J'y ai passé beaucoup de temps en salle d'arcade et je continue à y jouer maintenant sur ma borne. Je peux terminer le jeu, rejouer, encore et encore, toujours avec passion. Je trouve que le gameplay de Shinobi est d'une profondeur tout simplement hallucinante. Le plaisir d'obtenir la fluidité via la précision est vraiment immense. Ce jeu représente pour moi un aboutissement en terme de conception de jeu vidéo, tout comme Flower aujourd'hui sur PS3.

Malheureusement, aucun des portages sur consoles et ordinateurs n'a réussi à retranscrire le gameplay extrêmement riche de Shinobi. Il me semble que la version la moins catastrophique est celle sur PC Engine. Et, comble du comble, le jeu n'était pas encore apparu dans une compilation mettant en œuvre la technique de l'émulation pour reproduire son fonctionnement à l'identique. Depuis longtemps, j'espérais que Shinobi puisse revenir dans sa version d'origine à la portée du grand public. C'est aujourd'hui le cas, même s'il est un peu caché.

Dans cette compilation sur PS3, l'émulation de la version d'arcade est impeccable et on y gagne la possibilité d'enregistrer une partie pour la reprendre plus tard. Par contre, on se retrouve face à un problème courant avec l'émulation : la manette standard de la PS3 n'offre pas du tout le même contrôle qu'une borne d'arcade et l'affichage sur écran plat est très éloigné de ce que l'on obtient avec un tube cathodique (sur ce sujet, voir mon projet de deuxième livre). De plus, il n'y a aucune option permettant de s'en approcher et, quand on branche la PS3 sur une télévision cathodique, le résultat est assez catastrophique. Malgré cela, le grand bonheur lié au gameplay est bien au rendez-vous.

Merci à Console + de m'avoir mis sur la piste de cette version !

   
Click here to download:
Presse_informatique_jeux_vido_.zip (120 KB)

Loading mentions Retweet
Filed under  //   émulation   débuts   jeux vidéo  

Comments [8]

iPhone + InstallerApp + trop d'applications + sélection = :-)


Je m'étais dit que je ne ferais pas subir de jailbreak à mon iPhone, en particulier pour ne pas perdre de temps avec les soucis associés. Mais certaines applications nécessitant un jailbreak (enregistrement vidéo, copier/coller, etc.) me manquaient vraiment. Alors quand j'ai vu InstallerApp (outil pour Mac OS X) proposer un moyen rapide d'installer ce type d'applications, je l'ai tout de suite acheté.

J'ai pu tester beaucoup d'applications, trop en fait... Les extensions que j'ai ajoutées au système prenaient la place normalement allouée au fonctionnement des applications. Résultats : beaucoup de plantages au lancement d'applications pourtant stables. L'iPhone ne dispose que de 128 Mo de mémoire vive. C'est suffisant pour le fonctionnement prévu par Apple, mais si l'on souhaite aller plus loin, il faut prendre cette contrainte au sérieux : principalement, ne pas abuser des programmes résidents.

Depuis, j'ai fait une sélection : ne garder que les fonctions dont j'ai le plus besoin pour retrouver un niveau de stabilité acceptable. Et maintenant, tout va bien. J'ai tout de même dû installer un outil de nettoyage de la mémoire et je limite beaucoup mon utilisation du passage des applications en tâche de fond.

Voici trois listes pour compléter ma sélection initiale...

Les applications nécessitant normalement un jailbreak, que j'ai testées et que j'aurais aimées toutes garder (en gras, celles que j'ai finalement gardées) :
  • Backgrounder : passage des applications en tâche de fond ;
  • Categories : lancement d'applications avec classement par catégories ;
  • Cycorder : enregistrement vidéo ;
  • Extended Preferences et Supreme Preferences : accès à plus de préférences ;
  • Five-Column SpringBoard : cinq colonnes pour les icônes des applications ;
  • Five Icon Dock : cinq emplacements pour les applications dans le Dock ;
  • Flashlight : éclairage avec le niveau maximum de luminosité ;
  • hClipboard : copier/coller ;
  • iMobileCinema : lecture des vidéos Flash depuis Safari ;
  • MobileTerminal : ligne de commande ;
  • PdaNet : modem ;
  • QuickGold : lancement d'applications et recherche dans certaines données ;
  • SBSettings (+ extensions) : accès rapide permanent à certains réglages (+ Processes pour fermer des applications, Volume Slider Widget pour régler le son, iMobileCinema SBControl pour contrôler cette extension, etc.) ;
  • System Font (via Kate) : police de caractères plus étroite ;
  • WinterBoard (+ extensions) : personnalisation de l'interface principale (+ StatusNotifier et Notifier Widget pour avoir des indicateurs comme le nombre de nouveaux e-mails dans la barre de statut et l'écran de verrouillage).
Les applications nécessitant normalement un jailbreak et que j'ai finalement gardées : Backgrounder, Cycorder, Five-Column SpringBoard, Five Icon Dock, Flashlight, hClipboard, MobileTerminal, System Font (via Kate) et WinterBoard (+ extensions).

Une sélection d'applications qui sont disponibles sur l'AppStore et que j'utilise très souvent (en gras, celles que j'utilise le plus) :
  • Antidote : dictionnaires et guides pour la langue française ;
  • BeejiveIM : messagerie instantanée multicompte avec push e-mail quand l'application n'est pas lancée ;
  • Byline : lecteur de fils RSS avec mise en cache des images et des pages Web associées ;
  • Google Mobile App : accès aux applications Web de Google ;
  • gNotes : édition des notes de Google Notebook en mode connecté ou non ;
  • iCine et Premiere : programmes de cinéma ;
  • LiveRadio : pour écouter les radios mondiales ;
  • Locly : pour trouver à proximité des restaurants, des taxis, des hôtels, etc. ;
  • PageJaunes : accès au service du même nom avec la géolocalisation en plus ;
  • Deezer, eBay, Facebook, Last.fm, LeMonde.fr, MySpace : versions Web de ces sites Web ;
  • MemoryInfo w Free Memory : nettoyage de la mémoire ;
  • MobileFiles : lecteur de fichiers stockés sur l'iDisk de MobileMe ou sur l'iPhone ;
  • PanameTraffic : visualisation de l'état de la circulation à Paris et ses environs ;
  • Remote : contrôle d'iTunes à distance ;
  • Skype : version iPhone de ce célèbre outil de téléphonie ;
  • SlovoEd Deluxe Français-Anglais : dictionnaire français-anglais ;
  • Touchpad Elite : pour remplacer la souris et le clavier d'un ordinateur ;
  • Twitterrific : client Twitter ;
  • Vocalia : pour accéder à un contact en énonçant son nom ;
  • musique, création graphique, jeux : j'en parlerai sûrement plus tard...

    Loading mentions Retweet
    Filed under  //   applications   téléphonie  

    Comments [11]

    Configuration vidéo pour des tournages mobiles à quatre caméras, seul...

    En ce moment, je réalise quelques interviews avec quatre caméras : quatre plans fixes, donc aucun problème pour le faire seul. Et là, il se trouve que je vais commencer une série d'interviews dans le cadre de tournages mobiles : se déplacer dans un lieu, d'une pièce à l'autre par exemple. Je pourrais continuer à appliquer la méthode simple que j'ai mise en œuvre jusqu'alors : une caméra en mains et pas mal de plans de coupe. Mais les plans de coupe sont alors décalés dans le temps et j'aimerais, pour cette nouvelle série, des tournages multicaméra permettant la continuité temporelle dans l'enchaînement des plans. Comme je serai seul, je suis parti de l'idée connue d'un regroupement des caméras dans une configuration compacte et portable.

    Pour cela, je me suis basé sur le stabilisateur (StaLiCam) dont je parlais dans le cadre de ma configuration vidéo pour l'appareil photo Canon EOS 5D Mark II. J'y ai installé mon camescope principal : le Canon XH A1, dont je peux facilement contrôler le zoom avec le pouce droit (je n'utilise pas le 5D Mark II pour ce type de tournage mobile justement parce que je dois pouvoir zoomer d'un doigt, mais aussi parce que je compte sur l'autofocus pour la mise au point).

    J'ai fixé sur le StaLiCam un support présent dans le Cullman Touring Set afin d'installer, pour un plan fixe, mon camescope secondaire : le Canon HV20, sur lequel j'ai mis la torche à LED Litepanels Micro LPMICRO.

    À l'aide du mini trépied Joby Gorillapod GP2, j'ai accroché un Sony Cyber-shot DSC-T500 sur le XH A1. Cet appareil photo filme en HD 720p, son plan fixe un peu décalé sera utile notamment pour les déplacements.

    J'ai aussi ajouté un appareil photo derrière la torche à LED grâce à un mini trépied Joby Gorillapod GO-GO. Je ne précise pas la référence de l'appareil car je le remplacerai bientôt. Peut-être un Sony Cyber-shot DSC-T900... Peut-être un Panasonic Lumix DMC-TZ7... En tout cas, ce deuxième appareil photo est là pour me filmer un peu quand je pose des questions.

    Pour le son, j'ai mis en suspension deux micros sur un rail fixé au XH A1. Un micro canon pour la personne que j'interview : un Rode NTG-1, branché dans le XH A1 (sur lequel est branché un casque Sony Pro MDR7506). Et un micro pour moi : un Sony ECM-MS907, branché sur le HV20.

    Le tout pèse environ 6 kg. Alors pour répartir le poids et stabiliser l'installation, je compte sur le support Manfrotto 585 Modosteady (avec la poignée rouge sur la photo).

    Mes premiers tests de cette configuration sont concluants. Donc je mettrai bientôt en ligne mes premiers résultats...

    Mise à jour : j'ai remplacé le micro Sony ECM-MS907 branché sur le Canon HV20 par un Shure SM86 branché sur le Canon HX A1. Tout le son est ainsi concentré sur ce dernier camescope, ce qui sera plus pratique au montage.

    Loading mentions Retweet
    Filed under  //   matériel   photo   vidéo  

    Comments [6]