Blog personnel de Nicolas Esposito

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Lhasa de Sela, et ce que j'aime le plus en musique

J'ai appris aujourd'hui que le concert de Lhasa de Sela prévu le 19 octobre à l'Olympia était annulé. C'est une bien triste nouvelle... Vais-je pouvoir assister à un autre concert ?... J'ai beaucoup écouté ses deux premiers albums, avec un faible pour la chanson La Celestina (issue de La Llorona, sorti en 1998). Et en ce moment, je me régale avec le troisième album, intitulé simplement Lhasa. Cet album contient une chanson que je me passe régulièrement en boucle : Love Came Here. Il se trouve qu'elle représente de mon point de vue un certain accomplissement musical. En effet, cette chanson regroupe à elle seule l'essentiel de ce que j'aime le plus en musique.


Ce que j'aime le plus en musique... C'est la question que je me suis posée en allant retrouver Pierre Journel il y a quelques semaines. Il lançait un nouveau podcast : La Chaîne Guitare. Et il m'avait proposé en quelque sorte de lui servir de cobaye en répondant à ses questions axées sur la passion pour la guitare (voir l'interview). Finalement, je n'ai pas utilisé les notes que j'avais prises dans le train sur ce que j'aime le plus en musique, mais les voici : liberté, sensualité, mélange, personnalité, énergie et onirisme.

La liberté : comme l'air insufflé par l'esprit du jazz, comme l'anticonformisme du rock, comme l'énergie du blues. Dans Love Came Here, on la retrouve partout. Mais je pense surtout au solo de guitare, tout juste sorti de nulle part. Ce guitariste est d'ailleurs en totale liberté sur tout le morceau, jusqu'à la dernière note, presque fantomatique. Notons au passage que cette chanson ne dispose pas de refrain, une liberté de plus.

La sensualité : celle dégagée par les petites formations dont l'émotion de chaque membre est perceptible, celle de la couleur sonore d'un instrument acoustique, celle d'un album à la réalisation organique (le premier d'Adrienne Pauly par exemple), celle des morceaux d'Antonio Carlos Jobim. Love Came Here, c'est (presque) tout ça. Il y a cette contrebasse, envoûtante... Il y a la voix de Lhasa de Sela : profonde, libre, émouvante. Et puis il a le texte, l'éternité d'un amour.

Le mélange... Tiens, comme les multiples expériences musicales de DJ Zebra ! Love Came Here ne connaît pas de frontières. Lhasa de Sela et ses musiciens intègrent ce que le monde a à leur offrir. Love Came Here nous transmet cette richesse.

La personnalité : art, création... Ou plus prosaïquement : originalité, innovation... Love Came Here est pour moi une création artistique d'une grande ampleur, ne serait-ce que par cet aspect : un point de vue personnel sous une forme que je n'avais jamais entendue.

L'énergie : celle d'une guitare qui claque, comme celle d'Angus Young sur Back in Black, comme le premier album de Rage Against The Machine. Oui, Love Came Here propose aussi des accords plaqués à la guitare qui sont d'une grande puissance, sur les coups de caisse claire de la batterie. Justement, la batterie, elle relance le morceau à l'occasion du troisième couplet. On ne peut qu'être emporté.

L'onirisme : comme celui du film Dead Man (de Jim Jarmusch, avec Johnny Depp), comme celui du phrasé de David Gilmour à la guitare sur les nombreux albums de Pink Floyd, comme celui du texte de La nuit je mens chanté par Alain Bashung. Par sa simplicité et sa précision, la réalisation sonore de Love Came Here nous offre un espace particulièrement large, tout comme le jeu à la guitare solo que j'évoquais plus haut. C'est tout un monde que Lhasa de Sela nous propose d'explorer.

Pour le dire de manière plus succincte : la chanson Love Came Here constitue un lieu esthétique où je me sens extrêmement bien.
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Premiers retours sur le nouveau mode vidéo avec exposition manuelle du Canon EOS 5D Mark II

Je viens de mettre à jour mon appareil photo principal, donc un Canon EOS 5D Mark II dont j'ai déjà parlé à quelques reprises (premiers tests, nouveaux usages, configuration vidéochoixannonce). La nouveauté de cette nouvelle version (1.1.0) concerne le mode vidéo et représente un nouveau bon en avant pour cet appareil hors norme.


En effet, on peut désormais régler l'exposition manuellement. Auparavant, seulement deux fonctions liées à l'exposition étaient accessibles en mode vidéo : la correction et la mémorisation. C'était très frustrant, en particulier de ne pas pouvoir choisir l'ouverture, par exemple pour profiter au maximum des très faibles profondeurs de champ offertes par le capteur de grande taille.

Depuis aujourd'hui (après avoir fait la mise à jour), il suffit de passer en mode M, et là : la vitesse, l'ouverture et la sensibilité deviennent modifiables manuellement (même pendant l'enregistrement). La vitesse : de 1/30 de seconde à 1/4 000. L'ouverture : selon l'objectif, par palier de 1/3. Et la sensibilité : elle n'est plus limitée à 3 200 ISO, on a la possibilité de monter à 12 800 ISO !

Déjà, là, on se dit que les perspectives sont immenses : contrôle manuel de l'exposition, sensibilité très élevée... Et puis on peut se dire qu'un mode semi-automatique serait tout de même pratique dans certains cas. Donc, un mode priorité à l'ouverture ou un mode priorité à la vitesse comme il y en a sur les camescopes professionnels de la marque.

Alors c'est la grosse découverte de cette mise à jour : elle offre la possibilité, tout en spécifiant manuellement la vitesse et l'ouverture, de demander une sensibilité automatique ! Voilà, donc c'est gagné : ce nouveau mode vidéo va permettre des tournages encore plus fous. Au passage, le dernier que j'ai mis en ligne (quatre caméras dont un 5D Mark II) est ici.

Peut-être pour la prochaine version : correction et verrouillage de l'exposition avec la sensibilité automatique... ?

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Presse informatique, jeux vidéo et Shinobi

Depuis environ le milieu des années 80, j'achète pas mal de magazines dans les domaines de l'informatique et des jeux vidéo (les autres domaines sont venus un peu plus tard). À cette époque-là, il y avait par exemple Soft & Micro, Hebdogiciel et une référence incontournable : Tilt. Plus tard, il y a eu par exemple Décision Micro & Réseaux que j'ai beaucoup lu, et Tilt s'est malheureusement arrêté. Mais grâce à Alain Huyghues Lacour (donc AHL), l'esprit consoles de Tilt s'est retrouvé dans Consoles +. Et il se trouve que, par bonheur, Consoles + existe toujours. AHL n'en est plus rédacteur en chef, mais je suis toujours abonné et je lis donc ce magazine tous les mois.

Dans le numéro de mars, je suis tombé sur un test rapide de Sega Megadrive Ultimate Collection sur PS3. J'avais déjà consulté la liste des jeux présents dans cette compilation et, ayant tous les jeux en version d'origine et dans d'autres compilations, je n'y avais pas trouvé d'intérêt réel pour moi. Sauf que... Parmi les illustrations de ce test, il y avait une copie d'écran de Shinobi avec cette légende : « Finissez le premier niveau de Shinobi III en un crédit, pour débloquer Shinobi Arcade. »

Shinobi est au départ un jeu de plate-forme de Sega sorti en arcade en 1987 sur l'excellente plate-forme System 16. Le jeu n'est pas basé sur une idée particulièrement originale et il ne révolutionne pas forcément le genre, mais il fait partie de mes jeux préférés aux côtés de Tetris, Bubble Bobble, Puzzle Bobble, Final Match Tennis, les Mario, etc. J'y ai passé beaucoup de temps en salle d'arcade et je continue à y jouer maintenant sur ma borne. Je peux terminer le jeu, rejouer, encore et encore, toujours avec passion. Je trouve que le gameplay de Shinobi est d'une profondeur tout simplement hallucinante. Le plaisir d'obtenir la fluidité via la précision est vraiment immense. Ce jeu représente pour moi un aboutissement en terme de conception de jeu vidéo, tout comme Flower aujourd'hui sur PS3.

Malheureusement, aucun des portages sur consoles et ordinateurs n'a réussi à retranscrire le gameplay extrêmement riche de Shinobi. Il me semble que la version la moins catastrophique est celle sur PC Engine. Et, comble du comble, le jeu n'était pas encore apparu dans une compilation mettant en œuvre la technique de l'émulation pour reproduire son fonctionnement à l'identique. Depuis longtemps, j'espérais que Shinobi puisse revenir dans sa version d'origine à la portée du grand public. C'est aujourd'hui le cas, même s'il est un peu caché.

Dans cette compilation sur PS3, l'émulation de la version d'arcade est impeccable et on y gagne la possibilité d'enregistrer une partie pour la reprendre plus tard. Par contre, on se retrouve face à un problème courant avec l'émulation : la manette standard de la PS3 n'offre pas du tout le même contrôle qu'une borne d'arcade et l'affichage sur écran plat est très éloigné de ce que l'on obtient avec un tube cathodique (sur ce sujet, voir mon projet de deuxième livre). De plus, il n'y a aucune option permettant de s'en approcher et, quand on branche la PS3 sur une télévision cathodique, le résultat est assez catastrophique. Malgré cela, le grand bonheur lié au gameplay est bien au rendez-vous.

Merci à Console + de m'avoir mis sur la piste de cette version !

   
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Presse_informatique_jeux_vido_.zip (120 KB)

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iPhone + InstallerApp + trop d'applications + sélection = :-)


Je m'étais dit que je ne ferais pas subir de jailbreak à mon iPhone, en particulier pour ne pas perdre de temps avec les soucis associés. Mais certaines applications nécessitant un jailbreak (enregistrement vidéo, copier/coller, etc.) me manquaient vraiment. Alors quand j'ai vu InstallerApp (outil pour Mac OS X) proposer un moyen rapide d'installer ce type d'applications, je l'ai tout de suite acheté.

J'ai pu tester beaucoup d'applications, trop en fait... Les extensions que j'ai ajoutées au système prenaient la place normalement allouée au fonctionnement des applications. Résultats : beaucoup de plantages au lancement d'applications pourtant stables. L'iPhone ne dispose que de 128 Mo de mémoire vive. C'est suffisant pour le fonctionnement prévu par Apple, mais si l'on souhaite aller plus loin, il faut prendre cette contrainte au sérieux : principalement, ne pas abuser des programmes résidents.

Depuis, j'ai fait une sélection : ne garder que les fonctions dont j'ai le plus besoin pour retrouver un niveau de stabilité acceptable. Et maintenant, tout va bien. J'ai tout de même dû installer un outil de nettoyage de la mémoire et je limite beaucoup mon utilisation du passage des applications en tâche de fond.

Voici trois listes pour compléter ma sélection initiale...

Les applications nécessitant normalement un jailbreak, que j'ai testées et que j'aurais aimées toutes garder (en gras, celles que j'ai finalement gardées) :
  • Backgrounder : passage des applications en tâche de fond ;
  • Categories : lancement d'applications avec classement par catégories ;
  • Cycorder : enregistrement vidéo ;
  • Extended Preferences et Supreme Preferences : accès à plus de préférences ;
  • Five-Column SpringBoard : cinq colonnes pour les icônes des applications ;
  • Five Icon Dock : cinq emplacements pour les applications dans le Dock ;
  • Flashlight : éclairage avec le niveau maximum de luminosité ;
  • hClipboard : copier/coller ;
  • iMobileCinema : lecture des vidéos Flash depuis Safari ;
  • MobileTerminal : ligne de commande ;
  • PdaNet : modem ;
  • QuickGold : lancement d'applications et recherche dans certaines données ;
  • SBSettings (+ extensions) : accès rapide permanent à certains réglages (+ Processes pour fermer des applications, Volume Slider Widget pour régler le son, iMobileCinema SBControl pour contrôler cette extension, etc.) ;
  • System Font (via Kate) : police de caractères plus étroite ;
  • WinterBoard (+ extensions) : personnalisation de l'interface principale (+ StatusNotifier et Notifier Widget pour avoir des indicateurs comme le nombre de nouveaux e-mails dans la barre de statut et l'écran de verrouillage).
Les applications nécessitant normalement un jailbreak et que j'ai finalement gardées : Backgrounder, Cycorder, Five-Column SpringBoard, Five Icon Dock, Flashlight, hClipboard, MobileTerminal, System Font (via Kate) et WinterBoard (+ extensions).

Une sélection d'applications qui sont disponibles sur l'AppStore et que j'utilise très souvent (en gras, celles que j'utilise le plus) :
  • Antidote : dictionnaires et guides pour la langue française ;
  • BeejiveIM : messagerie instantanée multicompte avec push e-mail quand l'application n'est pas lancée ;
  • Byline : lecteur de fils RSS avec mise en cache des images et des pages Web associées ;
  • Google Mobile App : accès aux applications Web de Google ;
  • gNotes : édition des notes de Google Notebook en mode connecté ou non ;
  • iCine et Premiere : programmes de cinéma ;
  • LiveRadio : pour écouter les radios mondiales ;
  • Locly : pour trouver à proximité des restaurants, des taxis, des hôtels, etc. ;
  • PageJaunes : accès au service du même nom avec la géolocalisation en plus ;
  • Deezer, eBay, Facebook, Last.fm, LeMonde.fr, MySpace : versions Web de ces sites Web ;
  • MemoryInfo w Free Memory : nettoyage de la mémoire ;
  • MobileFiles : lecteur de fichiers stockés sur l'iDisk de MobileMe ou sur l'iPhone ;
  • PanameTraffic : visualisation de l'état de la circulation à Paris et ses environs ;
  • Remote : contrôle d'iTunes à distance ;
  • Skype : version iPhone de ce célèbre outil de téléphonie ;
  • SlovoEd Deluxe Français-Anglais : dictionnaire français-anglais ;
  • Touchpad Elite : pour remplacer la souris et le clavier d'un ordinateur ;
  • Twitterrific : client Twitter ;
  • Vocalia : pour accéder à un contact en énonçant son nom ;
  • musique, création graphique, jeux : j'en parlerai sûrement plus tard...
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    Configuration vidéo pour des tournages mobiles à quatre caméras, seul...

    En ce moment, je réalise quelques interviews avec quatre caméras : quatre plans fixes, donc aucun problème pour le faire seul. Et là, il se trouve que je vais commencer une série d'interviews dans le cadre de tournages mobiles : se déplacer dans un lieu, d'une pièce à l'autre par exemple. Je pourrais continuer à appliquer la méthode simple que j'ai mise en œuvre jusqu'alors : une caméra en mains et pas mal de plans de coupe. Mais les plans de coupe sont alors décalés dans le temps et j'aimerais, pour cette nouvelle série, des tournages multicaméra permettant la continuité temporelle dans l'enchaînement des plans. Comme je serai seul, je suis parti de l'idée connue d'un regroupement des caméras dans une configuration compacte et portable.


    Pour cela, je me suis basé sur le stabilisateur (StaLiCam) dont je parlais dans le cadre de ma configuration vidéo pour l'appareil photo Canon EOS 5D Mark II. J'y ai installé mon camescope principal : le Canon XH A1, dont je peux facilement contrôler le zoom avec le pouce droit (je n'utilise pas le 5D Mark II pour ce type de tournage mobile justement parce que je dois pouvoir zoomer d'un doigt, mais aussi parce que je compte sur l'autofocus pour la mise au point).

    J'ai fixé sur le StaLiCam un support présent dans le Cullman Touring Set afin d'installer, pour un plan fixe, mon camescope secondaire : le Canon HV20, sur lequel j'ai mis la torche à LED Litepanels Micro LPMICRO.

    À l'aide du mini trépied Joby Gorillapod GP2, j'ai accroché un Sony Cyber-shot DSC-T500 sur le XH A1. Cet appareil photo filme en HD 720p, son plan fixe un peu décalé sera utile notamment pour les déplacements.

    J'ai aussi ajouté un appareil photo derrière la torche à LED grâce à un mini trépied Joby Gorillapod GO-GO. Je ne précise pas la référence de l'appareil car je le remplacerai bientôt. Peut-être un Sony Cyber-shot DSC-T900... Peut-être un Panasonic Lumix DMC-TZ7... En tout cas, ce deuxième appareil photo est là pour me filmer un peu quand je pose des questions.

    Pour le son, j'ai mis en suspension deux micros sur un rail fixé au XH A1. Un micro canon pour la personne que j'interview : un Rode NTG-1, branché dans le XH A1 (sur lequel est branché un casque Sony Pro MDR7506). Et un micro pour moi : un Sony ECM-MS907, branché sur le HV20.

    Le tout pèse environ 6 kg. Alors pour répartir le poids et stabiliser l'installation, je compte sur le support Manfrotto 585 Modosteady (avec la poignée rouge sur la photo).

    Mes premiers tests de cette configuration sont concluants. Donc je mettrai bientôt en ligne mes premiers résultats...

    Mise à jour : j'ai remplacé le micro Sony ECM-MS907 branché sur le Canon HV20 par un Shure SM86 branché sur le Canon HX A1. Tout le son est ainsi concentré sur ce dernier camescope, ce qui sera plus pratique au montage.
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    Évolution des pratiques de mes étudiants

    Le semestre d'automne 2008 vient de s'achever ici à l'UTC. J'en profite pour faire un petit bilan sur les changements que je mesure en ce moment au niveau des pratiques des étudiants suivant mon cours IC03 sur le numérique et la photo.

    Commençons par le matériel en amphi : les étudiants sont de plus en plus équipés d'ordinateurs portables. Au printemps 2007, c'était encore majoritairement des PC. Mais depuis l'automne 2008, les Mac ont pris l'avantage (avec principalement des MacBook d'Apple). Je remarque peu d'ultraportables : parfois des modèles d'entrée de gamme  (comme les Eee PC d'Asus), mais dont les utilisateurs ne semblent pas vraiment satisfaits, et aucun haut de gamme (comme le MacBook Air).

    Avec le réseau sans fil de l'université, une partie des étudiants est donc connectée à Internet pendant les cours. Certains étudiants suivent en ligne les notions que nous abordons au fur et à mesure. Wikipedia semble souvent la cible de leur navigation. Leurs questions m'ont ainsi permis de constater quelques lacunes de la version française de cette encyclopédie. Je précise la version, car je n'ai pas retrouvé ces lacunes dans la version anglaise. J'ai un exemple en tête dans un autre domaine : en français, Wikipedia laisse penser que le mot podcasting a été inventé par Adam Curry, alors que la version anglaise précise que le mot vient de Ben Hammersley.

    Certains forums font aussi partie des sources d'information de mes étudiants. Je m'y suis penché et j'y ai parfois remarqué des approches très pédagogiques. Par contre, les formulations n'y sont naturellement pas toujours faites dans les règles de l'art (exemple typique : « les ISO » plutôt que « la sensibilité »). Ces deux aspects ont une influence sur mon cours : j'intègre certains éléments pédagogiques à mon enseignement et j'insiste encore plus sur le vocabulaire.

    Au fil de leurs découvertes sur le Web pendant mes cours, les étudiants tombent parfois sur des cas particuliers que je n'avais pas mis au programme (par exemple : les objectifs télécentriques). Comme je les invite largement à m'interpeller, ils n'hésitent pas et nous en parlons un peu. Il m'arrive aussi de reprendre ces points plus tard en détail. Dans certains cas, je les intègre même à mon programme (par exemple : le profil de couleur ProPhoto RGB). Par contre, dans d'autres cas, il peut s'agir de sujets vraiment trop éloignés du cours et je préfère rediriger les étudiants (par exemple : l'utilisation d'un appareil photo en particulier).

    Finissons par les séances de travaux dirigés, avec les ordinateurs et les appareils photos : les étudiants ont de plus en plus de reflex numériques, avec lesquels je les invite à travailler (je n'ai pas encore autant de reflex numériques que de groupes d'étudiants). Par ailleurs, ils utilisent de moins en moins leur clé USB et de plus en plus des services en ligne, en particulier ceux de Google comme Google Docs et Picasa (notons qu'ils sont nombreux sur Gmail et Google Calendar). Avec Google Docs, ils travaillent plus facilement en collaboration au sein d'un binôme sur les documents que je leur demande tout au long du semestre. Et avec Picasa, ils partagent rapidement leurs reportages avec les personnes photographiées. Flickr est aussi largement utilisé.

    Voici une photo de la salle de TD où mes étudiants sont venus en séances de travaux dirigés ce semestre.

     

     

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    Le Sony Cyber-shot DSC-T500 comme complément à un iPhone

    Il y a encore quelques mois, je me baladais en général avec deux petits boîtiers électroniques : un téléphone, faisant l'objet d'usages assez variés (notamment photo et vidéo), complété par un iPod. Depuis, j'ai remplacé les deux par un iPhoneJe m'en sers tellement que je vide la batterie en quelques heures... En ce moment, l'iPhone remplace même ma PSP. Plutôt que de jouer à LocoRoco 2, je me régale avec Rolando. Par contre, l'iPhone ne permet toujours pas de filmer via une application disponible sur l'App Store.

    Pour retrouver la fonction vidéo, il y avait principalement deux possibilités : passer par une application non validée par Apple (ce qui ne garantit pas d'avoir un téléphone toujours en état de fonctionnement) ou revenir à une configuration à deux petits boîtiers (l'iPhone et un équipement vidéo vraiment léger). Alors, je me suis demandé dans quelle mesure le deuxième boîtier pourrait aller au-delà d'une taille QVGA (320 sur 240 pixels) ou même VGA (640 sur 480). Là encore, j'ai vu principalement deux possibilités : un camescope HD miniature (comme le Flip MimoHD) ou un appareil photo ultracompact disposant d'un mode vidéo HD. Comme la deuxième solution est aussi orientée photo et que ce n'est pas le fort de l'iPhone, j'ai creusé cette piste.

    Voici les critères que j'ai posés :
    • un appareil photo ultracompact ;
    • un boîtier très discret : noir et sans objectif qui dépasse ;
    • les dernières technologies : stabilisation, haute sensibilité, détection des visages ;
    • un mode vidéo 720p avec compression H.264 (et non pas Motion JPEG qui prend beaucoup trop de place) ;
    • une position grand-angle (35 mm) et une amplitude de zoom de 4x ou 5x ;
    • un appareil rapide à l'allumage et au déclenchement.

    Et justement, le Sony Cyber-shot DSC-T500 vient de sortir. Quand il a été annoncé en août, je l'avais remarqué, mais je n'en avais pas besoin... Il remplace maintenant les fonctions photo et vidéo de mon ancien téléphone. En tant que bloc-note, il me convient tout à fait. Le T500 correspond donc pour moi à un compagnon très pertinent pour l'iPhone.

    Évidemment, son interface tactile est loin de la fluidité proposée par Apple. Bien sûr, ce type d'objectif n'est pas très lumineux (ici : f/3,5-4,4). Mais il y a aussi des bonnes surprises, deux en particulier : le rendu des photos et celui des vidéos. Ces dernières présentent bien 720 lignes et un mode sensibilité élevée permet de filmer avec peu de lumière. Quant aux photos, elles sont vraiment correctes jusqu'à 400 (voir illustration). À 800 ISO, le bruit est clairement visible si l'on observe l'image à 100 %, mais cela ne représente pas un problème si l'on réduit l'image pour le Web et par ailleurs, les couleurs sont encore justes. Par contre, à 1 600 ISO, le bruit reste nettement visible après réduction de la taille de l'image et les couleurs perdent beaucoup de leur fidélité. À 3 200 ISO, c'est une catastrophe, mais il est clair que l'on voit mal comment cela pourrait être autrement... J'ajoute que pour les photos comme pour les vidéos, la mise au point (éventuellement avec détection des visages) fonctionne plutôt bien, tout comme la stabilisation.

    Le Sony Cyber-shot DSC-T500 accompagne donc mon iPhone actuellement. Et puisqu'il a un mode vidéo HD, il conservera un intérêt certain le jour où une application pour iPhone permettra l'enregistrement vidéo (sûrement en 384 sur 288) ou même le jour où je changerai de téléphone ;-)

    Voici une photo de test prise avec le Sony Cyber-shot DSC-T500 à 400 ISO :

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    Le Canon EOS 5D Mark II à la Cité des Enfants

    La semaine dernière, je me suis rendu à la Cité des Enfants (à la Villette, à Paris). J'y suis allé en voiture, avec un GPS, un iPhone et un Canon EOS 5D Mark II. J'aimerais parler ici de ce dernier... Mais pour commencer, quelques mots sur l'iPhone et le GPS... L'iPhone n'est pas utilisable en tant que modem. Il a donc été impossible pour mon GPS de s'en servir afin se connecter à Internet. Alors un GPS intégrant une carte SIM (comme le TomTom GO 940 LIVE) devient tout de suite très intéressant... Heureusement que ce n'est quand même pas la seule raison qui me pousse à changer de GPS !

    C'était mon troisième jour de test du Canon EOS 5D Mark II. Après des photos de nuit et des essais en studio, j'ai profité de cette visite pour le tester en tant que compagnon pour ma petite famille, tant pour les photos que pour les vidéos. En effet, cet appareil photo de type reflex numérique dispose d'un mode vidéo Full HD. Première conséquence : je n'ai pas eu à prendre de camescope. Ainsi, j'ai pris un sac plus petit, contenant juste le 5D Mark II et un 24-105 f/4 IS. Plus petit, donc moins encombrant, mais aussi plus léger : un vrai soulagement.

    J'ai déjà évoqué certains nouveaux usages permis par le Canon EOS 5D Mark II. Il y en a deux autres que j'aimerais citer ici car ils correspondent particulièrement à ces dernières photos. Le premier : en faible luminosité, je me mettais souvent à 1 600 ISO et f/4 (donc profondeur de champ plutôt faible) alors que maintenant, je peux passer à 6 400 ISO et f/8 (donc une profondeur de champ plutôt moyenne). Le deuxième : à 6 400 ISO et l'ouverture maximale (f/4, f/2,8 ou f/1,8 en fonction de l'objectif que j'ai monté), je peux maintenant prendre des photos quasiment dans le noir. Ce sont là deux nouvelles libertés auxquelles j'ai eu souvent recours à la Cité des Enfants.

    Une question se pose de manière évidente : « et le bruit ? » Il est remarquablement contenu jusqu'à 3 200 ISO (voir l'exemple en illustration). Il est même négligeable pour mes usages. À 6 400 ISO, il est bien sûr plus présent. Mais cela reste exploitable si l'on se permet un bruit visible ou si l'on vise seulement une qualité écran. Au-delà (12 800 et 25 600 ISO), c'est plus compliqué à gérer...

    Autre question qui vient rapidement à propos du Canon EOS 5D Mark II : « et la vidéo alors ? » J'en suis très satisfait étant donné ce que j'avais repéré avant de partir pour la Cité des Enfants et ce que j'ai essayé sur place. Il faut effectivement que je me prononce en apportant ces précisions car il est clair que cet appareil ne remplace pas un camescope dans toutes les situations. Clairement, le mode vidéo du 5D Mark II connaît plusieurs limitations à prendre en compte. Voici mes premiers retours... Il n'y a par défaut pas de bouton d'enregistrement vidéo. Mais il est possible d'affecter cette fonction au bouton Set : pratique ! Ensuite, il ne faut pas compter sur la mise au point pendant une prise de vue. Il vaut mieux penser la vidéo plan par plan, avec à chaque fois une mise au point préalable. Autre limitation : quand on utilise le micro interne et la stabilisation légèrement sonore d'un objectif, le bruit du mécanisme s'entend dans la vidéo. On peut donc être amené à désactiver cette stabilisation (on peut aussi éviter l'autofocus pour cette raison). Dernier point de cette petite liste : la prise HDMI du 5D Mark II est une mini HDMI et le câble n'est pas fourni. On s'en sort avec un adaptateur ou un câble spécial si l'on n'est pas déjà équipé en mini HDMI.

    Alors maintenant, les aspects vraiment agréables... Ah, les focales courtes : quel bonheur ! Elles sont directement accessibles, il me suffit de descendre par exemple à 24 mm. Donc, pas besoin de complément optique comme sur la plupart des camescope. Et forcément, le capteur 24/36 du Canon EOS 5D Mark II offre aussi l'accès à des profondeurs de champ plutôt faibles. Une grande ouverture et une focale plutôt longue garantissent des fonds tout à fait flous. Un régal pour les yeux si la mise au point est correcte, mais un piège si l'on ne maîtrise pas la mise au point... Quant aux fichiers obtenus, je les trouve très corrects, pour le son comme pour l'image. Il sont en tout cas largement satisfaisants pour cette utilisation (je pourrai en parler davantage par rapport à des situations plus exigeantes). Autre bonne impression : l'autonomie de la batterie. D'après l'indicateur, je n'en ai même pas consommé 30 %, alors que j'ai rempli une carte mémoire de photos et de vidéos (sachant que les vidéos nécessitent l'utilisation du mode LiveView).

    D'ailleurs, il est préférable d'avoir pas mal de gigaoctets sous la main... J'ai rempli 4 Go en 2 h 00, alors que je n'ai pris qu'environ 60 photos (en JPEG + RAW) et une quinzaine de vidéos (d'un peu moins de 30 secondes en moyenne). Et pour l'instant, je dois garder tous ces Go de données bien au chaud car je ne peux pas traiter les fichiers RAW (au format CR2 de Canon) avec les versions actuelles des outils que j'utilise couramment : Lightroom, Photoshop et DxO Optics Pro. En attendant, je réessaye le logiciel fourni par Canon (DPP : Digital Photo Professional). Mais à nouveau, j'aimerais bien l'éviter...

    Pour finir sur les nouveaux usages permis par le Canon EOS 5D Mark II, évoquons un point que je testerai sous peu : la photo au flash. Avec le 5D, je les faisais souvent à 400 ISO, pour prendre aussi l'éclairage ambiant, mais sans faire vraiment monter le bruit. Maintenant, je peux certainement monter à 1 600 ISO avec à peu près le même niveau de bruit, mais avec beaucoup plus de lumière ambiante...

    Voici une photo (fichier JPEG sorti du Canon EOS 5D Mark II) que j'ai prise à la Cité des Enfants le 07/12/2008 (24 mm, 3 200 ISO, f/8, 1/50 s) :

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    Facebook et les commentaires

    Depuis un certain temps, j'ai remarqué que j'avais moins de commentaires sur RendezVousCreation.org. Et parallèlement, j'ai noté que j'en avais de plus en plus sur Facebook. Donc facebook attire l'audience, mais déplace aussi les commentaires quand le contenu d'un blog y est publié.

    Prenons l'exemple de la dernière vidéo que j'ai mise en ligne (voir copies d'écrans ci-dessous)... Sur RendezVousCreation.org, j'ai trois commentaires, dont un qui est une correction, donc deux en fait. Alors que sur Facebook, j'ai neuf commentaires, dont deux réponses de moi, donc sept en fait. Sans Facebook, je n'aurais peut-être pas eu neuf commentaires en tout, mais j'en aurais sûrement eu plus de deux sur RendezVousCreation.org.

    Alors je me pose une question : en l'absence de mécanisme de centralisation des commentaires, est-ce que j'ajoute sur RendezVousCreation.org des liens vers les pages de Facebook qui contiennent des commentaires ? Sur l'exemple que je viens d'évoquer, ça donnerait quelque chose comme : « Vous pouvez déposer un commentaire ici et consulter ceux laissés sur Facebook. » Mais cela risque d'amplifier la fuite des commentaires vers Facebook. Qu'en pensez-vous ?

    P-S 1 : pour compliquer le problème, j'ai aussi des commentaires éparpillés sur MySpace, Dailymotion, FriendFeed, etc.

    P-S 2 : je n'en suis pas encore à vouloir laisser tomber la plate-forme Blogger au profit de Facebook...

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    Le Canon EOS 5D Mark II en configuration vidéo

    J'ai commencé à faire des petits tests de mon Canon 5D Mark II fraîchement arrivé. Cet appareil photo m'apporte des sensibilités très élevées, comme le Nikon D3 et le Nikon D700. Je vais enfin pouvoir vraiment figer des actions quand je fais des photos de concerts. Le 5D Mark II me permet aussi d'accéder à une faible profondeur de champ en vidéo HD 1080p. En effet, cet appareil est le premier reflex à proposer ce type de mode vidéo. Grâce à son capteur 24/36 et à des objectifs lumineux, on obtient assez facilement une faible profondeur de champ... Un rêve enfin accessible en vidéo !


    Pour des vidéos sans prétention (par exemple les vacances), le micro interne du 5D Mark II suffira. Et pour des vidéos plus exigeantes (notamment dans le cadre de RendezVousCreation.org), je brancherai un micro externe (Sony ECM-MS907), une torche à LED (Litepanels Micro LPMICRO), le tout sur un stabilisateur (StaLiCam).

    Voici une photo de l'ensemble (prise avec mon iPhone, sans éclairage supplémentaire, ce qui a nécessité un petit passage par Photoshop...) :

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